• Projection
15 mar > 21 mar

Ve Rencontres ETHNO & CINÉ

édition 2018
Université Paul-Valéry - La fenêtre - cinéma Utopia

Édition 2018 -  Des corps de femmes 
À l’origine de l’aventure cinématographique, il y a des corps et la tentative d’enregistrer leurs mouvements à travers des séquences de clichés rapides. Depuis la chronophotographie, le cinéma n’a cessé de chercher à retenir ces corps en mouvement, luttant contre leur disparition par l’inscription durable de leur apparition. De son côté l’ethnographie s’est retrouvée face à des corps qui, dans l’agencement de leur présence et de leurs mouvements, véhiculaient une identité et des conduites anthropologiques : des formes de vie. Comment les saisir et comment les penser par les moyens du cinéma ? La Ve édition des Rencontres montpelliéraines autour du film ethnographique nous invite à envisager de multiples états, mouvements et altérations, dont les corps féminins sont les sites, entre la biologie, le culte et la thérapie. 
Trois séances thématiques allieront la projection de films à l’intervention d’enseignants, de chercheurs, de cinéastes et d’artistes : 
- « Sang tabou » le 15 mars / centre d'art La Fenêtre
- « En matière de femmes » le 21 mars / Université Paul-Valéry, Route de Mende et cinéma Utopia
- « États des corps » les 29 et 30 mars /
Université Paul-Valéry, site St Charles 

Télécharger ici le programme :  ici

[RENCONTRE ANNULEE]La rencontre du 21 mars, intitulée « En matière de femmes », s'inscrit dans le cadre de la Semaine de la Francophonie de l'Université Paul-Valéry.  
14h Salle de répétition du Théâtre la Vignette - bât H rez-de-chaussée Université Paul-Valéry
Séance présentée par Claire Mitatre (anthropologue et Maître de Conférences en Ethnologie à l’UPV) et François Fronty (cinéaste, enseignant à l'UPV et spécialiste des cinémas africains). 

Le rite, la folle et moi - Gentille Assih Menguizani, 2012, Sénégal, France, 86’
L’Akpéma est un rituel en pays Kabié (au nord du Togo) au cours duquel les femmes âgées apprennent aux jeunes filles comment devenir des femmes dignes et mûres. Au cours de son initiation, Gentille apprit des secrets sur l’histoire de sa grand-mère. Elle comprit aussi pourquoi son père la maltraitait. Aujourd’hui, choisie comme marraine pour l’Akpéma de sa petite soeur, il lui revient de transmettre à celle-ci cette histoire qu’elle a portée en elle. 

► 18h Cinéma Utopia  Séance présentée par François Fronty (cinéaste, enseignant à l'UPV et spécialiste des cinémas africains). 
Mon beau sourire - Angèle Diabang, 2005, Sénégal, 5’
Le tatouage de la gencive est une coutume très répandue en Afrique de l’Ouest. Autrefois, les femmes n’exprimaient aucune douleur pendant la cérémonie pour ne pas déshonorer leur famille. Aujourd’hui encore, ce rite de séduction est perpétué mais toutefois sans les danses et les chants d’antan... 

Mère-Bi - Ousmane William Mbaye, 2008, Sénégal, 52’
Née à Sokone en 1926, Annette Mbaye d’Erneville, la mère du réalisateur, fut la première journaliste du Sénégal. Elle s’est très tôt sentie concernée par le développement de son pays. Militante de la première heure pour la cause de l’émancipation des femmes, elle est à la fois une pionnière et une anti conformiste. Elle a partagé sa vie entre la France, où elle a étudié, et le Sénégal, où elle est retournée en 1957, pressentant que le temps de l’Indépendance était arrivé.

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